Sonia Barkallah — Préface de Patrice van Eersel
À la fin des années 1990, Sonia Barkallah conduit des ambulances à Marseille. Elle n'a ni diplôme, ni réseau, ni argent. Elle a une conviction, née de ce qui lui est arrivé enfant et d'un documentaire qui l'a arrachée à la dépression, « La vie après la vie », adapté du livre de Raymond Moody : la conscience ne s'arrête peut-être pas avec le corps.
Elle décide d'en avoir le cœur net. En 2006, contre l'avis de tous ceux qu'elle consulte, elle fait venir en France les plus grands spécialistes mondiaux de la question. Sa mère l'aide à réunir les moyens. Deux mille personnes viennent les écouter. La dépêche AFP fera le tour du monde.
Le livre
Ce livre raconte les quinze années qui suivent, sans rien lisser. Les portes qui s'ouvrent, celles qui claquent. Les scientifiques qu'elle interroge et qui la contredisent — parfois avec raison, elle l'écrit.
Et les témoignages qu'elle recueille au fil de son enquête : celui d'Irène, non-voyante depuis un accident, qui décrit avec précision ce qui s'est passé dans la salle où on la croyait morte. Celui de soignants qui n'avaient jamais parlé. Patrice van Eersel, dans sa préface, qualifie l'un d'entre eux de véritable scoop.
Photo © Muriel Despiau
Photo © Muriel Despiau
Tour à tour journal intime, carnet d'enquête et manifeste, ce n'est pas un livre de plus sur les expériences de mort imminente. C'est le récit de ce qu'il en coûte de vouloir les faire prendre au sérieux.
Photo © Muriel Despiau
Certaines des personnes que vous croiserez dans ces pages, vous les retrouverez à l'écran dans « Témoins ».