Marseille, 9 et 10 mars — la deuxième édition
Au Parc Chanot de Marseille, psychiatres, neurologues, neurochirurgiens, psychologues, anesthésistes et infirmiers se succèdent devant plus de 2000 participants — dont le Dr Raymond Moody, le Dr Jeffrey Long et Jody Long, fondateurs du plus important site de témoignages d'EMI au monde, le Dr Eyal Goldberger et Penny Sartori.






Les Actes du colloque
Les 9 et 10 mars 2013, au Palais des Congrès du Parc Chanot, Sonia Barkallah réunissait pour la deuxième fois les principaux chercheurs internationaux travaillant sur les expériences de mort imminente. Sept ans après Martigues, la question n'était plus seulement de savoir si le phénomène existe, mais ce que l'on peut en faire.
Deux journées entières de conférences, de débats et de témoignages, dont l'intégralité a été transcrite et publiée par S17 Production.
Le déroulé des deux journées
Mort ou pas ?
Sont-ils réellement morts pendant une expérience de mort imminente ? Quelle redéfinition pour les EMI ? Avec Raymond Moody, Jean-Pierre Postel, Jean-Jacques Charbonier et Olivier Chambon.
Les visions des mourants
Dr Raymond Moody.
Les EMI dites « négatives »
Penny Sartori, infirmière et docteur en philosophie.
La peur de la mort
Éric Dudoit, docteur en psychologie clinique.
Les témoignages comme outil thérapeutique
Éric Dudoit et Éliane Lheureux, psychothérapeute et sophrologue.
Parler de la mort aux enfants
Comment aborder le sujet avec les enfants et les adolescents. Olivier Chambon et Claire Bazin, psychanalyste.
Le bilan de vie dans les EMI
La clé de la transformation positive ? Olivier Chambon et Sonia Barkallah.
Quatre questions ouvertes
Dimension supérieure, EMI interculturelles, guérisons après une EMI, et peut-on vivre volontairement une EMI ? Jody Long, fondation NDERF.
Les visions des mourants dans les écrits juifs
Comparaison avec les EMI et la conscience accrue à l'approche de la mort. Dr Eyal Chaim Goldberger, unité de soins palliatifs.
Les EMI dans les débats de société
Enjeux médicaux, éthiques et politiques. Jean-Jacques Charbonier, Annie Babu et Dr Sylvie Cafardy.
Les EMI partagées
Dr Raymond Moody.
L'expérience du Dr Eben Alexander
Le neurochirurgien américain raconte sa propre expérience.
Être médecin et vivre une EMI
Quelle pratique après ? Eben Alexander, Dr Bernard Samson et Jean-Pierre Postel.
Les récits comme outil pédagogique
Pour les étudiants et les soignants. Éric Dudoit, Joël Jacques et Xavier Rodier.
Neuf éléments de preuves tangibles
La réalité des EMI et ce que nous apprend le contenu spirituel des récits. Dr Jeffrey Long, radio-oncologue.
Autour d'expériences
Neurostimulation, membres fantômes et le cas de Rajaa Benamour. Christophe Lopez, Vanessa Charland-Verville et Bernard Dubreuil.
Le point sur la recherche
Études passées, en cours et à venir : premiers résultats du CNERIC, travaux du Coma Science Group de Liège, projets de collaboration avec Casablanca.
Ceux qui ont pris la parole
Mort ou pas ?
Le colloque s'ouvre sur la question la plus délicate : que veut dire « être mort » ? Le Pr Steven Laureys, du Coma Science Group de Liège, en donne d'abord la définition médicale — l'arrêt irréversible des fonctions vitales — et rappelle qu'aucun patient n'est jamais revenu de la mort cérébrale.
Raymond Moody déplace alors le débat sur le terrain de la logique : le sens du mot « mort » n'a pas changé, mais les critères qui permettent de l'attribuer, eux, n'ont cessé d'évoluer avec la médecine.
« Selon les critères d'il y a cent ans, beaucoup de mes meilleurs amis auraient été considérés comme morts. »
Du phénomène à la pratique
C'est le déplacement majeur de cette deuxième édition : après avoir établi la réalité du phénomène, les Rencontres s'attachent à ce qu'on peut en faire concrètement. Les récits d'EMI y sont abordés comme un outil thérapeutique pour les patients, comme un support pédagogique pour les étudiants et les soignants, et comme une aide pour parler de la mort aux enfants.
La dernière journée fait le point sur la recherche elle-même : les premiers résultats du CNERIC, les travaux en cours au Coma Science Group de Liège, et les collaborations à venir avec le Maroc.